Les Jeux Olympiques
des Editeurs du CTCWeb
J'ai toujours pensé que mon meilleur atout n'était pas mes compétences physiques, ce sont mes compétences mentales - Bruce Jenner, gagnant de la médaille d'or pour le pentathlon en 1976
Le Prologue
Longtemps avant les Jeux Olympiques, la concurrence athlétique faisait déjà partie intégrale de la vie d’Egypte, Mésopotamie et Grèce. Pour les Grecs, les Egyptiens et les Mésopotamiens, la forme physique était extrêmement importante, même pour les enfants. Des rois, des pharaons et des nobles s’entraînaient et participaient aux compétitions sportives. Des compétitions physiques régulièrement programmées se déroulaient en Egypte et en Mésopotamie dès 3000 av. JC, mais c’était seulement les pharaons, les rois et la noblesse qui assistaient à ces épreuves. Les représentations dans les tombes des pharaons égyptiens Ptahotep, Akhethotep, et Ramsès III nous donne une preuve archéologique de la lutte datée dès 2400 av. J-C. Ces scènes montrent deux hommes nus ou avec des ceintures en train de lutter, qui essaient de se lancer à terre. Quelques scènes témoignent de la présence d’un arbitre, et d’autres représentent l’athlète perdant à terre, avec un main tendu pour indiquer la défaite. Les Égyptiens aussi jouaient avec un ballon et ils se battaient dans des compétitions de canotage, équestres, de gymnastique et de lutte avec des bâtons.
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Dans le texte mésopotamien, Gilgamesh, présenté en écriture cunéiforme sur douze blocs, Gilgamesh lutte contre le héros Enkidu. Parce que Gilgamesh terrorisait les citoyens d’Uruk, les dieux envoyèrent Enkidu, mi-homme-mi-bête, pour l’inviter à se battre. Après une longue lutte quand personne n’eut l’avantage, les deux se lièrent d’amitié et ils voyagèrent ensemble en partant à l’aventure. (Pour en savoir plus de Gilgamesh, visitez le Creighton University Gilgamesh page.)
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Il y a plusieurs preuves de compétitions athlétiques pendant l’âge de bronze. Contrairement aux cow-boys modernes, les minoens ne montaient pas sur des taureaux. Au lieu de cela, ils sautaient par dessus Le saut de taureau et autres formes de gymnastique étaient des épreuves favorites parmi les minoens. Plusieurs œuvres, comme cette fresque qui montre une scène de jeunes en train de sauter au dessus d’un taureau, en avançant par bond sur son dos, nous permettent de voir les façons de procéder et l’équipement utilisé dans les compétitions athlétiques mi
noennes. D’après les preuves archéologiques, c’est evident que le saut de taureau faisait partie intégrale de la culture minoenne et de ses fêtes religieuses. Les minoens faisaient aussi de la boxe, de la lutte et de la course, tout ceci étant finalement adopté par les mycéniens qui y ajoutèrent les courses de chars. Les preuves archéologiques de l’époque mycénienne montrent plusieurs scènes des compétitions athlétiques sur des tombes et pierres tombales.
Les compétitions athlétiques, comme la boxe, la lutte, la course, les courses de chars et le saut, imitaient l’utilisation des techniques nécessaires pour la guerre. Un des meilleurs registres des anciennes compétitions athlétiques est une représentation des jeux en l’honneur d’un guerrier décédé pendant la guerre de Troie. Dans le livre 23 de l’Iliade d’Homère, l’héros Achille veut un cessez-le-feu pendant la guerre pour organiser des jeux funéraires en l’honneur de son ami défunt Patrocle. Achille offrait des prix aux gagnants des compétitions, mais, contrairement à aujourd’hui, ce n’était pas des prix d’or, argent ou bronze. Aux gagnants des jeux funéraires de Patrocle, Achille donna les prix suivants: une femme habile en ouvrage, un trépied, une jument qui avait six ans, un chaudron, deux talents d’or et une urne aux deux anses. (Pour lire la description d’Homère des jeux funéraires de Patrocle, veuillez cliquer ici.)
Un autre exemple de compétition athlétique apparaît dans l’Odyssée d’Homère quand les Phaiakians firent des jeux en l’honneur de son hôte Odysséus. Dans cet épisode, comme dans l’Iliade, le héros avait l’opportunité de prouver sa détermination ou vertu, en prouvant son aptitude physique et sa bravoure. Quand Odysséus fut insulté par des concurrents Phaiakians, il s'était mis en défi de prouver sa détermination en jouant mieux que ceux qui l’avaient raillé. Eventuellement, les compétitions athlétiques sont devenus mieux organisées et les athlètes ont participé à des compétitions programmées qui ont attiré des héros de partout pour démontrer leur détermination et gagner les félicitations de tout le monde antique sur leurs prouesses athlétiques. Aux Jeux Olympiques, les athlètes vainqueurs gagnaient l’honneur pour eux-mêmes et pour leur ville d’origine. En plus, ils prenaient plaisir à la satisfaction de la prouesse personnelle en reconnaissance de kartereia, les sacrifices, la fortitude mentale et l’endurance des longues heures d’entraînement sans plainte. Comme les athlètes et héros avant eux, les athlètes vainqueurs deviendraient l’immortels et ils croyaient qu’ils étaient les favoris des dieux, qui les aidaient.