Les Jeux Olympiques
des Editeurs du CTCWeb
Hippolochus fut mon père...il m'envoya à Troie et il m'a chargea d'être toujours le plus courageux et plus éminent de tous les guerrieurs, et de ne déshonorer pas mes ancêtres. - Homère, Iliade 6.207
Les Règlements
Un règlement interne rigide gouvernait les jeux anciens. Les Eléans étaient des promoteurs accomplis et ils cherchaient à faire des Jeux Olympiques une expérience positive pour tous les participants, athlètes et spectateurs. Par conséquent, le ekecheiria, ou l’armistice, était la règle la plus importante. Au début, les rois Iphitos d’Elis, Kleosthenes de Pise et Lykourgos de Sparte instituèrent l’armistice pour la durée d’un mois, mais les Eléans prolongèrent l’ekecheiria à trois mois. Pendant l’armistice, les participants des territoires qui étaient en guerre pouvaient passer par ce territoire sans danger. En plus, aucune armée ne pouvait entrer dans Elis et la peine capitale était suspendue.
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Le viol de l’armistice attirait de graves conséquences. Dans le 5ème livre de son Histoire de la Guerre du Péloponnèse, Thucydide raconte un incident qui s’est passé en 420 av. JC quand les Eléans mirent les Spartes à l’amende pour 200000 drachmes parce qu’ils avaient attaqué le fort de Phyrcus et avaient envoyé leur infanterie à Lepréum pendant l’armistice. Les Spartes avaient nié les accusations et ils avaient refusé de payer l’amende. À la suite de cet incident, les Spartes eurent l’interdiction de participer et de sacrifier aux jeux cette année-là.
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Tous les citoyens grecques pouvaient participer aux Jeux Olympiques panhélleniques. Les participants venaient de Sicile à la Mer Noire. D’après le règlements des jeux, des esclaves et des barbares, les gens qui n'habitaient pas en Grèce, ne pouvaient pas participer aux jeux. En plus, un homme qui avait commis une crime ou qui avait volé quelque chose d’un temple n’avait pas le droit d’y participer. Les femmes mariées ne pouvaient pas entrer dans le stade des jeux ni assister aux jeux, mais les jeunes filles qui ne l’étaient pas, et les prêtresses de Demeter Chamyne étaient bien accueillies. D’après Pausanias, si une femme mariée assistait aux jeux, elle pouvait être jetée du mont Typaeum. Une femme, Kallipateira, mit au défi la règle en se déguisant en entraîneur pour regarder participer son fils. Elle l’avait entraîner elle-même après le mort de son mari. Kallipateira fut tellement ravie quand son fils gagna qu’elle sauta la barrière qui entourait la zone des entraîneurs et qu’elle perdit ses vêtements. Son identité révélée, Kallipateira aurait reçu certainement la peine capitale. Heureusement, parce que son père, ses trois frères, son neveu et son fils étaient des vainqueurs Olympiques, les dirigeants la pardonnèrent en l’honneur des victoires de sa famille.
Les athlètes eux-mêmes devaient suivre le sévère règlement interne de participation et de comportement. Chaque athlète qui participait aux jeux devait arriver à Elis un mois avant le commencement des jeux. Il devait s’entraîner à Elis où des juges gardait l’œil sur lui jusqu’au début des jeux. À la différence des jeux modernes, dans lesquels des essais Olympiques déterminent les participants aux jeux, le mois avant les Jeux Olympiques antiques était une période pendant laquelle les juges choisissaient les participants, selon le niveau d’entraînement de l’athlète. Pendant cette période, les juges classaient aussi des athlètes dans les groups selon leurs âges.
Une fois admis, un athlète ne pouvait pas se retirer d’une épreuve. Chaque athlète devait participer à moins qu’il soit un ephedros, un athlète qui avait un ephedreia, et qui pouvait sauter un rang de concurrence. Les Hellanodikai, littéralement « juges de la Grèce » ou dirigeants, imposaient des amendes ou des punissements corporels aux athlètes qui ne suivaient pas les règles. Ils étaient aidés par des agents de police dit « alytarches ». Les rabdouchoi, les porteurs de bâtons, et mastigophoroi, les porteurs de fouets, administraient ensuite les punitions. Si un athlète ne pouvait pas payé l’amende, sa cité la payait pour lui.